21 octobre 2006
Happy Deepavali
Festival of light ou fête des lumières....
Je vous souhaite à tous et à toutes une
HAPPY DEEPAVALI
Aujourd'hui en Inde, c'est la fête de la lumière. Fête surtout pour les hindous mais qui sera célébrer aussi par les autres religions. Cette fête durera 5 jours avec chaque jour sa signification de mythes, de croyances et de légendes.
Voici ce qu'un site indien explique par rapport à cette fête :
"Cette fête symbolise la culture historique de l'Inde qui enseigne à vaincre l'ignorance qui soumet l'humanité. Diwali, le festival des lumières même aujourd'hui en ce monde moderne projette le passé riche et glorieux de notre pays et nous enseigne à confirmer les valeurs vraies de la vie."
Toutes les maisons auront une petite lumière ce soir.
Chez nous brûle des bougies sur un kolam en cette nuit,
Petit clin d'oeil à l'Inde et surtout vibrer avec ce pays !!
27 avril 2006
Troisième et dernier billet sur l'Inde
Me voici enfin à Vellore (pour ceux qui découvrent mon blog vaut mieux aller dans la rubrique Inde pour voir les précédents billets ;). Petite ville très jolie... Je serai à 5km de cette petite ville, comme on dirait chez nous "à la campagne".
C'est enfin là que je pourrai me poser définitivement. Je suis accueillie dans une petite communauté où vivent deux pères et une soeur : Sneha Deepam (Prononcé Snegha dibum), ce qui veut dire "Lumière d'amour". C'est eux qui gèrent cette communauté ouverte à toutes religions confondues ou bien même à ceux qui sont athés. Pas de questions, juste un joli sourire pour t'accueillir. Cette petite communauté porte bien le nom de Lumière d'amour ou plutôt Sneha Deepam.
Ici au milieu de toutes ces montagnes et ces collines qui nous entourent, je peux toucher du bout des doigts cette paix que je cherchais. Le jardin est au milieu de la maison. Et poules, canards, dindons et lapins se promènent entre vos jambes pendant la lecture du journal.
Il y a aussi les trois filles qui s'occupent de gérer la maison et trois autres qui sont là car elles veulent s'investir dans cette communauté.
Bien sûr, mon entrée dans cette communauté aura fait beaucoup de rires, de curiosité parmi ces filles qui ont entre 14 et 29 ans. Elles m'ont tout de suite adoptée comme l'une d'entre elles mais comment communiquer quand elles parlent seulement le tamil et moi pas. Qu'à cela ne tienne, heureuse enfin de pouvoir utiliser le peu de tamil que je connaissais, j'en apprenais chaque jour un peu plus. J'ai tout de suite eu le surnom de "Akka" (grande soeur) pour les 5 autres plus jeunes que moi et j'étais thangatchi (petite soeur) pour celle de 29 ans, Rami. Chaque jour, je restais auprès des filles qui cuisinaient les autres ayant un enseignement sur la communauté. Et quand je bossais mon tamil dans ma chambre, j'avais toujours le rire d'un des pères, Xavier (prononcé Xeviar), son rire est exceptionnel, il vient du fond du coeur et n'appartient bien qu'à lui, il vous réchauffe en moins de deux. L'autre père, Johny, a un sourire extraordinaire et il est surtout farceur.
Du coup, l'humeur de cette petite communauté était au beau fixe.
C'est dans cette communauté que j'ai découvert la magie de la cuisine indienne et malgré que je découvrais les secrets petit à petit, cela restait magique mais je vous laisse admirer par vous-même
Il y a eu aussi mon premier lavage de linge à la main avec leur savon bleu spécial pour le linge et en fait, je me suis vite retrouvée bien plus trempée que le linge que je lavais. Les filles ont beaucoup ri et moi aussi d'ailleurs.
C'est vrai qu'en y repensant, je devais être une vraie calamité :) Du coup, elle me prenait mon linge avec le leur et moi, j'étendais les vêtements (enfin une chose que je pouvais faire). Il faut savoir qu'en Inde, il tape les sarees ou les sudidhars contre la pierre pour enlever la saleté et ils ont la technique !! Parfois même c'est la pierre qui cède alors... j'avais des excuses de ne pas laver correctement mon linge à leurs yeux.
Regardez derrière Shanti qui s'apprête à taper le saree
Et puis, il y a eu cette nuit où j'ai eu la peur de ma vie. Pour un moment, je me suis crue dans Tintin et les sept boules de cristal lors de l'orage. Il y avait cette nuit un gros orage, et puis soudainement la foudre est tombée. Et en Inde, elle tombe horizontalement et pas verticalement et deux éclairs se sont croisés dans ma chambre formant une boule de feu, impressionnant mais splendide !!!
Que je vous explique au-dessus des portes et des fenêtres généralement il y a des trous faisant la largeur de la porte ou de la fenêtre sur une longueur de 10cm. Ces trous sont bouchés par des moustiquaires pour éviter que les moustiques ne rentrent mais l'air peut circuler et justement ma fenêtre était positionnée juste en face de la porte. C'est comme çà que la foudre a frappé, heureusement que j'étais allongée où sinon, je ne serai pas vivante.
Enfin la nature nous offre bien des merveilles pour se faire pardonner... Le matin, j'ai eu droit à un joli levé de soleil tout en rose et bleu avec les silhouettes des cocotiers :)
En septembre, après que plusieurs gros nuages soient passés enfin les premières gouttes sont venues puis les averses et nous étions tous dehors pour apprécier cette pluie si fraîche, cela faisait 4 mois que je n'avais pas vu la pluie (voilà le comble d'une Normande) et c'était agréable d'être en dessous et ceux ne sont pas nos averses à nous ;) En peu de temps on ne voyait plus la route, l'eau avait atteint nos chevilles... Impressionnant !!
Du coup, la pluie entraînant la fraîcheur. Des insectes ont fait leur apparition dans le couloir... un scorpion est apparu bien menaçant avec son dard dressé. Euh et on fait quoi en tongues pour l'écraser ??? Heureusement Rani s'est empressée de prendre le balai (le balai en Inde est un tas de grandes brindilles que l'on assemble grâce à de la corde) pour le tuer. Cette soirée là, on n'était pas fière !!
Enfin avant que je ne reparte pour la France, il y avait une grande rencontre (environ 200 personnes) durant 3 jours. Beaucoup de boulot en perspective car il fallait que nos hôtes se sentent bien.
En Inde qui dit rencontre, dit danse alors encore une fois que de plaisir que de regarder ces danseuses grâcieuses....
Et la date fatidique arriva. Partir sans savoir quand, à nouveau je reverrai ce pays...
Il est vrai que parfois un parfum, un bruit, une odeur m'emène loin et je sais que je vis au rythme de ce pays. Je vous conseille à tous si vous en avez l'occasion d'aller au moins une fois, voir ce merveilleux pays.
15 avril 2006
Chennai
Après mes deux semaines passées au village. Je rentrais à Chennai faire quelques courses pour mon appartement que le frère de Poni (celui qui s'est marié dans le précédent billet) me prêtait. J'allais me retrouver pour la première fois de ma vie seule dans une grande ville, même une immense ville (non, non, je vous entends Paris c'est grand et bien à côté Paris c'est petit) sans Poni, sans personne ne parlant pas encore le tamil (dialecte de l'état du Tamil Nadu) et ne sachant pas trop ce qu'allait être mon avenir. A la base, je devais trouver un boulot avec mon diplôme d'infirmière, j'ai tenté dans les hôpitaux entendant toujours la même réponse : "pas assez qualifiée, chez nous c'est 3 ans d'études, plus 2 ans de spécialisation". Bien sûr, il y avait les dispensaires mais l'on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche !!! Quoique...
Finalement, j'ai adopté le "Vivons au jour le jour" et on verra bien où çà nous mènera. Mes premiers jours ont été assez difficiles... Il fallait que je m'habitue au bruit car l'appartement était à côté d'une grande route genre nationale et en Inde quand on double, on doit faire un maximum de bruit.
C'est à St Thomas mount que je vivais, le lieu où repose St Thomas. Je grimpais sur le mont en plein après-midi, j'avoue ce n'était pas très intelligent avec la chaleur mais bon... J'aimais bien voir un p'tit bout de ville s'activer sans que personne ne me dévisage... S'arrêter et regarder autour de soi :
Admirez en même temps les vaches qui se prélassent sur la route. Elles sont folles !!
Et puis, il n'y avait pas de frigo alors mon premier jour j'ai fait tourné mon riz par la chaleur.
Il fallait aussi que je m'habitue aux seaux qu'il fallait que je remplisse à 5h car après il n'y avait plus d'eau jusqu'à 22h.
Voici la douche en Inde :
Et puis des énormes blattes qui remontaient par les toilettes et puis surtout, surtout il fallait que je m'habitue à cette solitude dans cette grande ville enfin j'avais mon ami le lézard qui était près de moi mais allez discuter avec un lézard et vous verrez ce que vous ressentez.
Heureusement le net en Inde est vraiment quelque chose de banal et du coup, chaque jour j'allais chatter empruntant le même chemin, commençant à voir et reconnaitre des visages (je me suis vite aperçue qu'en fait tout le monde me connaissait dans le quartier).
Les premiers visages ont été cette famille qui habitait sur la route avec deux enfants et surtout la dernière une petite fille qui devait avoir dans les 12 mois.
Ils fabriquaient des statues avec une autre famille :
Un jour, j'ai compris que çà n'allait pas même si nous ne parlions pas la même langue, la petite avait une otite et ils n'avaient pas d'argent pour la soigner, je suis donc allée à la pharmacie acheter des médicaments. Quelques jours après, invitée à partager un "tchai", ils m'ont demandé d'adopter cette petite puce parce qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour la nourrir, pour la soigner... Bref pour prendre soin d'elle.
Ils m'apprenaient que cette petite fille n'aurait jamais un bel avenir car ils ne pourraient pas la marier sans dot et qui dit pas de dot dit pas de mariage dit déshonneur pour la fille et pour la famille.
J'ai longtemps réfléchi à cette requête me demandant si c'était bien sérieux et puis ne sachant pas où serait mon avenir mais surtout parce qu'on ne peut pas faire rentrer un enfant en France si simplement, j'ai décidé de ne pas accepter, ils ont eu du mal à comprendre le pourquoi.
Cette histoire m'a beaucoup touché... Les parents malgré leur souffrance de devoir faire ce geste, étaient près à donner leur fille pour qu'elle ait un meilleur avenir que celui qui l'attendait. J'y repense encore souvent à cette petite fille qui maintenant doit avoir 4 ans...
Mes autres rayons de soleil sur ce chemin ont été ce couple qui m'attendait chaque soir pour boire un verre de jus de grenade qu'il me préparait dès qu'il me voyait arriver, c'était mon quotidien m'arrêter dans leur échoppe pour déguster ce jus de fruit frais et puis parler un peu des nouvelles de la journée. Parfois, nous partagions notre repas pendant que multiples passants me dévisageaient avec curiosité.
Il y avait aussi cette femme avec ses enfants qui tenait un phone booth (cabine téléphonique) me demandant toujours des nouvelles ou m'aidant dans mes démarches. Elle, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu son mari car il travaillait à Dubaï pour pouvoir payer les études de ses enfants.
Et puis comment ne pas citer ce gardien du centre internet... Nous discutions des heures du sens de la vie... Il s'inquiètait à chaque fois qu'il ne me voyait pas.
Si je m'attarde sur eux, c'est qu'ils ont vraiment compté pour moi... Pendant 5 mois, je les ai cotoyés, c'était mes sourires dans cette grande ville, mes repères...
Les après-midi, j'allais à l'université pour apprendre le tamil avec un professeur qui était finalement rarement là et du coup, ce n'est pas avec lui que j'ai fait des progrès mais je pouvais profiter de ce paysage
Quand je vois cette photo de la plage "Marina beach" la plus longue du monde, j'ai toujours le coeur qui se serre en pensant au tsunami qui l'a dévastée et spécialement le petit village de pécheur, les plus pauvres. Je revoyais cette plage avec toutes ces personnes le dimanche, l'enfant sur le cheval, les rires de jeunes dans l'eau,... De loin à travers les médias et les nouvelles que me donnait Poni, je restais choquée et en larmes et surtout un sentiment de révolte mais tourné contre qui, contre quoi ??
Mais revenons à notre périple. Je devenais petit à petit une Indienne dans la ville voulant me faire parfois plaisir en achetant du fromage, je le mettais dans un bocal en plastique hermétique que je mettais dans un des seaux d'eau pour le garder frais. J'avais toujours une bougie et un briquet près de moi car les coupures de courant étaient fréquentes bien sûr moins drôle quand on a du shampooing plein les cheveux et de la mousse dans les yeux. Quoique le pire était quand en pleine nuit, le ventilo s'arrêtait dû à une panne et la plus longue dura même jusqu'à midi. Du coup, j'allais profiter du ventilo et du jus de fruit de mes marchands.
Il y avait aussi mes jours de shopping ou bain de foule
Je suis allée à Pondicherry où j'ai eu la joie de rencontrer un Français en particulier. Et du coup, il m'a rejoint ensuite chez moi pour quelques jours avant de repartir pour la France, cela fait du bien de voir des compatriotes.
Ici la plage de Pondicherry et oui, il n'y a pas qu'en Normandie que l'on trouve des galets... Même si c'était plutôt des rochers
Après 5 mois de vie à Chennai où j'avoue, je me sentais bien seule et surout c'était The ville avec aucun endroit où je pouvais me retrouver dans le calme. On m'a proposé d'aller à Vellore, petite place qui m'a fait penser aux Pyrénées à l'exception faite qu'à la place des sapins,c'était des cocotiers et des palmiers et bien sûr toujours cette chaleur !! Je retrouvais enfin la nature... Mais la suite dans le prochain épisode...
09 avril 2006
Troisième voyage en Inde
Depuis le temps que j'en parle de ce voyage, c'est le dernier que j'ai effectué mais le plus long, le plus beau aussi (même si ce n'était pas tous les jours facile), parce que j'ai eu le temps de me fondre dans la population, comprendre plus facilement le pourquoi de beaucoup de questions que je me posais, parce que chaque jour sur le même chemin, j'ai pu connaître des gens qui ponctuaient mon quotidien et faisaient sans le savoir mon rayon de soleil. Mon corps aussi s'est vite adapté... ma peau a bruni sans que je m'expose (malgré que je reste blanche pour les Indiens ;), le piment ne rendait plus ma bouche et mes lèvres en feu, je me suis mise à faire du vélo dans cette jungle de rickshaw, de voitures, de bus, de motos...
Mais commençons par le commencement... Ce voyage sera divisé en deux voire trois parties étant donné que j'y suis restée tout de même 6 mois et que j'ai un peu voyagé dans l'Inde du sud.
Tout le monde a attaché sa ceinture ?? C'est parti !! Je vous souhaite un agréable voyage :)
Rappelons le contexte en France en 2003, moi je me souviens très bien... La France était en grève générale... Plus de métro, plus de bus, plus de train, beaucoup d'avions étaient en grève. Du coup, imaginez Paris sans transport et oui, les périphériques étaient bondés. Heureusement, j'étais à Paris la veille de mon voyage chez Olivier c'était mon petit rituel toujours je me faisais accompagné par lui à l'aéroport et il revenait me chercher (il a été mon premier confident dans ce RER qui nous raccompagnait, oui parce que je dois être honnête avec vous... L'amour de ma vie était là-bas), je crois que dans un sens il me rassurait. Quand je revenais en France, je pouvais encore être sur mon nuage et je revenais doucement sur terre (Merci mon p'tit Olive, je te dois beaucoup;).
Revenons à notre grève, grand moment de stress à savoir si j'attraperai mon avion et puis finalement arrivée à l'aéroport, j'apprends que mon avion a du retard et pas qu'un peu... 3h. Du coup, je loupais ma correspondance à Dubaï et j'étais invitée à rester dans un hôtel une nuit et un jour avec 3mn de téléphone pour prévenir que je n'arriverai pas à l'heure. Enfin sauf que là, Poni était injoignable et que ma mère ne parlait pas un mot anglais. Du coup, j'ai dû lui épeller chaque mot pour prévenir Poni par mail, chapeau bas à ma p'tite mère qui s'en est très bien tirée.
Je suis arrivée avec un jour de retard, la peur au ventre qu'il n'y ait personne et sachant que le seul numéro de Ranipet que j'avais, il n'y aurait déjà plus personne puisque Poni m'attendait à Chennai. Mais finalement, toute petite, elle était là dans la foule qui attendait leur famille, leur ami,...
Enfin, je pouvais me détendre !!! Et noter aussi que chaque arrivée en Inde était mouvementée.
A peine le temps de m'adapter au décalage horaire, nous repartions pour une nuit de voyage en bus, direction Rayappanpatti et oui, le frère de mon amie se mariait et il fallait finir d'organiser tout çà.
Avant d'accueillir la mariée, il fallait bénir la maison. En cadeau, la tradition veut que l'on offre du sel, du safran.
Puis ensuite, la coutume du futur marié de planter le premier bambou qui formera "le pendal". Pour bien vous le décrire : Le futur marié plante le premier bambou puis ensuite les personnes habituées à construire le pendal continueront en plantant d'autres bambous et pour finir, feront un toit avec des feuilles de noix de coco tressées. Nous mangerons en dessous lors du mariage puis nous le laisserons pendant une semaine pour pouvoir inviter le village à manger.
Étant donné que nous attendions 2500 personnes, ils ont fait un autre pendal devant l'église et je dois dire heureusement, il y avait ce pendal car c'était au mois de mai, la période la plus chaude où le soleil ne se lasse pas de chauffer. J'économisais mes pas et mes gestes, revêtue d'une sudidar dont le tissu était synthétique, mon corps me faisait l'affront de prendre une douche dès que je bougeais. Vive le coton !!!
Après avoir visité plusieurs fois la mariée qui, en attendant la cérémonie, était dans un hôtel, après avoir acheté différentes fleurs pour que je compose le bouquet pour la mariée, fait différentes boutiques pour finir de trouver la vaisselle, la décoration. Nous étions J-1 et il était temps de se préparer...
Vers 18h des musiciens se sont installés dans la salle et ont joué jusqu'à 22h00. Il était temps de se mettre du henné pour qu'il sèche car nous avions encore beaucoup de préparatifs spécialement avec les fleurs car elles devaient être fraîches et puis préparer la chambre des jeunes mariés.
Il était 3h du matin quand enfin nous allions nous coucher. Pas mécontente de dormir... 2h. Eh oui, debout à 5h, les musiciens étaient déjà présents et la musique reprenait son droit jusqu'à la cérémonie...
Un magnifique kolam pour l'occasion... Le kolam est un dessin que les femmes refont chaque matin au pas de leur porte comme décoration. je vous invite à en voir d'autres très jolis aussi, en allant sur ce lien "Traou, carnet indien 4". C'est un blog que je recommande !! Et vous aurez plus une idée de ce qu'est un kolam. En plus, vous aurez l'occasion de voir un mariage hindu, celui-ci étant catholique et donc bien différent ;)
L'arrivée de la future mariée.
L'église avec toutes ces couleurs...
La tradition veut qu'ils n'échangent pas d'alliances mais des colliers...
Pour souhaiter la bienvenue aux jeunes mariés dans la maison, la tradition veut que la famille du marié leurs fassent manger des bananes dans du lait.
Séance photos...
La semaine qui suivait, deux fois les parents de la mariée sont venus manger.C'était assez étrange, ils étaient à table avec le couple marié, et la famille du marié les servait et ils ne parlaient pas.
Profitant de la proximité de Kumuli, petite ville qui se situe dans la montagne et qui est la limite entre l'état du Tamil Nadu et l'état du Kérala (endroit où l'on peut voir des éléphants, des tigres, de singes... dans un parc naturel. Et où la médecine Ayurvédique y est bien présente) nous y avons fait une halte pour nous ressourcer avant de repartir pour Chennai et de découvrir pour moi, la vie en solitaire dans une si grande ville...
La suite au prochain épisode ;)
14 mars 2006
L'Inde "Toute une aventure"
A la demande d'une bloggeuse (Traou si elle se reconnait), je propose un petit voyage en Inde à travers mon appareil photo. Bon voyage...
"Tout débute en 2001, nous sommes 5 élèves infirmiers en 2ème année et faisons tous le choix de partir ensemble faire notre stage optionnel, c'est un stage que l'on peut choisir d'effectuer où l'on veut (du moins pour l'école du Havre). Après tout un parcours semé d'embûches, nous avons enfin l'accord de l'école et c'est le 24 juin 2001 que nous décollons vers l'inconnu...
Arrivés là-bas, nous sommes pris en charge par un centre qui s'occupe de recueillir les enfants, soit abandonnés, soit des enfants de lépreux qui n'auront pas la chance d'avoir une scolarité,...
Ce centre a aussi "une maison de retraite".
Pour les jeunes filles en âge de se marier, toute une éducation pour être une parfaite épouse. Ici, elles confectionnent des sacs, des paniers tressés avec du plastique.

Oui, c'est un bébé chat et la tâche rouge sur le front c'est un signe de beauté, de la poudre.
Pendant une semaine nous sommes restés dans ce centre puis nous avons changé pour un centre de léproserie durant 3 semaines. Bonne leçon de sourire, de gaieté malgré cette maladie qu'est la lèpre.
Ce centre est un vrai village, chacun a un travail, chaque parcelle est exploitée : bananier, cocotier, goyavier, manguier... et j'en passe. Des fruits que l'on ne connait pas et d'ailleurs qui n'ont pas de traduction ni en français, ni en anglais (langue parlée un peu en Inde et oui, il y a environ 21 dialectes et l'anglais est parlé par ceux qui ont la chance d'avoir une scolarité).
Triage de riz
Récolte du jasmin qui servira à faire des guirlandes qu'on accroche aux cheveux pour la journée ou que l'on met autour des statues, cadres de photos...
L'équipe soignante
Bien sûr, nous avons beaucoup voyagé profitant de cette diversité qu'est l'Inde.
Voici Mahabalipuram :

Non vous ne rêvez pas, il y a bien des chèvres sous ce gros rocher
Nous nous sommes aussi essayées au vêtement local :le saree et la sudidhar (prononcé schulidar), tunique que j'adopterai pour mon quotidien dans mes prochains périples !!
Après notre stage d'un mois, nous voici en vacances dans le Kérala :poumon vert du pays, région qui a été le plus touché par le tsunami.
Un p'tit café après ces émotions...
La ville dans toute sa splendeur : Chennai (ou Madras)
Mumbay (ou Bombay)
Et que serait l'Inde sans ses fameux rickshaws ?...
Voilà première esquisse de mon premier voyage en Inde. La suite dans le prochain épisode...













































































